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Le
CEPF comme Fier de son passé
Fleurus a connu une importance stratégique
dans l’histoire. Comme preuve,
son surnom de « Cité des
trois victoires françaises » :
celle de 1690 quand le Maréchal
de Luxembourg vainquit une coalition étrangère
opposée à Louis XIV
; celle de 1794 lorsque, après
la Révolution, Jourdan triomphe
des Coalisés de Cobourg avant
que le nom de Fleurus ne soit gravé dans
la pierre de l’Arc de Triomphe;
enfin celle de 1815, une victoire
signée par un certain Napoléon
qui mettait ainsi un terme aux « Cent
Jours » par une nuit au Château
de la Paix.
La Cité des Bernardins, célèbre
aussi par son carnaval de Pâques,
constitue la limite orientale de
la Province de Hainaut épousant
la frontière namuroise et
se veut un pôle dynamique sur
le plan économique.
La réputation d’une
ville se forge également par
les exploits sportifs et à ce
niveau, le CEPP (Cercle d’Education
Physique Populaire) tient une place
de choix. Issue à l’origine
d’un club de gymnastique pour
jeunes, la section basket-ball est
créée en 1925, avec
les fondateurs que furent George
Melotte, Auguste Servais, Edgard
Malnoury, Jean Leclercq et Albert
Marfort qui disputent amicalement
des rencontres internationales avant
de s’affilier à la Fédération
du Brabant en 1936, avec comme adversaires
le Royal IV, le Fresh Air, l’Union
Saint-Gilloise, etc. |
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André Robert,
38 ans de présidence |
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| Quelques pionniers du CEPF de 1946
: Albert Maufort, Auguste Servais,
Edgard Malnoury, Marcel Maufort, Georges
Piefort et Robert Leclercq. |
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Le
matricule 069, lancé sur
les fonts baptismaux il y a 78 ans, était
appelé à devenir le plus
vieux du Royaume. Après la Guerre,
le CEP Fleurus participe au premier
championnat national, c’était
en 1947/48 et après diverses
tribulations et alors que le club évolue à l’échelon
provincial, un ancien international
prend les rênes, Jean Thiendpont.
Sous l’impulsion d’André Robert,
propulsé président en
1965 -il laissera sa place en 2003,
soit 38 ans d’un règne
fructueux-, le club entame un redressement
spectaculaire et rejoint la division
2 nationale en 1969, l’année
de la construction de la salle Bonsecours,
une initiative unique dans le basket
belge. |
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| Le
comité et les édiles
communaux entourent les équipes à l’occasion
des 25 ans du club fleurusien. |
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Les
pavés de la Place Albert
Ier n’étaient donc plus
d’actualité et le CEP
pouvait poursuivre sa progression et
atteindre enfin la division 1 trois
ans plus tard avec l'aide de ses premiers
renforts américains que furent
Tom Newell et Greg Nelson.
C’est le début de l’épopoée
du CEP qui accroît sa notoriété sur
le plan belge et international, avec
une participation à la Coupe
Korac en 1978, terminant 3e du championnat
national en 1980 et 1982, son meilleur
classement. |
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Batts et les autres |
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Le
CEP basculera une première
fois en D2 (1983) pour retrouver l’élite
deux ans plus tard sous la direction
de Jiri Zednicek, un entraîneur à la
poigne de fer, avant une chute libre
dans la hiérarchie après
deux dernières saisons vécues à la
Garenne de Charleroi.
Du périple en D1, on retiendra
des noms prestigieux : Roger Moore
(l’autre), Lloyd Batts, Rick
Suttle, Stanislaz Kropilak, Dean Marquardt,
et côté belge les Eric
Rogiers, Jean-Marie Barbier et même
un certain Jean-Marc Jaumin qui entama
sa carrière en D1 sous la bannière
du CEP à la Garenne de Charleroi. |
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Lloyd
Batts, une des figures marquantes
à Bonsecours. |
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Hors
de ses frontières, le CEP¨perdit
toutefois de son identité et
la reconstruction passera notamment
par son école de jeunes qui
émigrera à l’IND
en 1991..
Mais 2003 est à frapper du
sceau du renouveau car c’est
l’année de la création
d’un comité où
Giovanni Mureddu remplace à
la présidence André
Robert (qui devient membre d’honneur)
et aussi d’un nouveau projet
axé autour de la fusion des
clubs fleurusiens (CEP + Bonsecours),
le CEPF (la nouvelle ASBL) comme on
dira dorénavant retrouvant
sa salle fétiche.
Mais ce n’est pas tout puisque,
outre la reprise d’un matricule
de P1 (le 1011 remplace désormais
le 069), le projet d’avenir
concerne la relève puisque
l’école fleurusienne
de basket a vu le jour, regroupant
les forces de l’entité
Fleurus/Lambusart, une synergie créée
sous l’impulsion de la Ville
et de personnalités du basket
localeslocales mais qui n’aura
perduré que l’espace
d’une saison. Car désormais,
le CEP F vole de ses propres ailes,
et a rejoint la Nationale après
ses titres en P1 et Régionale.
Le CEP est fier de son passé
comme il veut l’être de
son futur! |
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A.A. |
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